Archives de Tag: Joann Sfar

Tout ce qui brille…

Des amies de toujours qu’il fait bon retrouver…

L’exposition Brassens ou la liberté à la Cité de la Musique, vraiment chouette, qui m’a permis de redécouvrir Brassens que je connaissais assez mal, un personnage assez exceptionnel, à l’intelligence malicieuse, à l’engagement peu ostentatoire mais sensible et constant, érudit mais humble, et par dessus tout un homme qui semblait d’une grande bonté. J’ai particulièrement apprécié la scénographie de l’exposition, très fluide et ludique, l’ambiance feutrée, le décor magnifique et le choix et la mise en valeur des archives, vraiment pertinents. J’ai aimé les dessins de Joann Sfar (oui, encore lui, il est partout !) parsemés au fil de l’expo, mais je n’ai pas pris le temps de lire toutes les planches, je crois que je vais devoir acheter le livre que j’ai feuilleté à la fin et qui a l’air très très sympa…

Un petit tour au 104 et son Café caché.

Un Paris de carte postale, on se serait crues dans le Woody Allen :)

Un passage par Notre-Dame de Paris, c’était beau, ça m’a émue.

Un petit repas au Breizh Café, depuis le temps que je voulais essayer cette crêperie, et bien pas déçue du tout, un cadre plutôt sympa, des galettes délicieuses, toutes fines et dentelées, de très bons produits, du « tout fait maison » (même la chantilly miam), un choix beaucoup plus original que dans les crêperies « ordinaires », bref à recommander chaudement ! (une critique plus « pro » par )

Une petite glace de chez Berthillon sur l’Ile Saint Louis, une première pour moi, et finalement assez déçue : la fraise des bois est assez sympa, mais la rhubarbe n’avait absolument aucun gout de rhubarbe, on ne sentait que le sucre, beurk, aucun intérêt ! Peut-être est-ce parce que nous avons acheté chez un autre glacier revendeur de la rue Saint Louis en l’Isle, refroidies par la file d’attente énorme devant chez Berthillon… En tout cas la prochaine fois, je teste le vrai de vrai !

Une bien belle journée jusque là, mais c’était avant…

Que l’on se perde dans un labyrinthe de carton ondulé.

Que les filles craquent et se prennent pour des stars rue Rambuteau.

Que la bulle n’explose.

Que nous croisions un bison.

Et même un furet (?) empaillé…

Mais en vrai, ce week-end, c’était un peu ça :

Et pour finir, un petit défi : à mon retour, le train était bondé de jeunes parisiennes et parisiens  BCBG chapeautés, mangeant leurs petits club-sandwichs sortis de leur panier à pique-nique en osier… Mais à quel l’évènement se rendaient-ils ?

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I ♥ that # 3

Vu et aimé cette semaine, « Le chat du rabbin » le film : l’histoire se passe dans l’Alger du début du XXème. Le rabbin Sfar a une fille Zlabya, et un chat, fou amoureux de sa maîtresse. Un jour, le chat avale un perroquet et le voici alors doué de parole, ce qui n’est pas pour lui déplaire, puisque c’est pour lui le moyen rêvé d’utiliser les mots pour se rapprocher de la douce Zlabya. Le rabbin, lui, ne voit pas ce don inopiné d’un très bon oeil, car il n’en fait dans un premier temps usage que pour mentir et blesser son entourage. Il lui interdit donc de converser avec sa fille, ce qui, bien sûr, désespère le chat tant et si bien qu’il réclame à son maître de faire sa bar-mitzvah pour devenir un bon juif et pouvoir ainsi avoir le droit de fréquenter à nouveau Zlabya.

Au coeur de ce film réside un questionnement fin et sensible sur la religion, grâce à ce personnage du chat qui se sert de cette parole acquise soudainement pour interroger de façon pertinente et maligne la foi de son maître, en le forçant ainsi lui-même à réfléchir  à nouveau sur les fondements de ses croyances.

J’ai aimé la BD avant d’aimer le film, je la préfère d’ailleurs au film, qui essaie selon moi de trop « mettre en images animées » ce que le trait de crayon de Joann Sfar exprime avec tellement de justesse en quelques cases immobiles, une expression, un mouvement, une idée.

J’ai par contre beaucoup aimé dans ce film le choix des acteurs qui prêtent leur voix aux personnages, et notamment François Morel qui fait un chat merveilleusement filou, Hafsia Herzi qui insuffle une gouaille au personnage de Zlabya que je ne lui imaginais pas en lisant la BD, et Maurice Benichou en rabbin débonnaire et plein de douceur.

Je n’ai pas ri autant qu’à la lecture de la BD, sauf à l’apparition tordante de Tintin auquel François Damiens prête sa voix pendant quelques minutes bien drôles.

Un film que je vous conseille néanmoins, malgré quelques problèmes de rythme, mais qui permet d’aborder le sujet de la religion et du dialogue entre les religions avec l’oeil faussement naïf et vraiment sensé du chat. Et comme vous l’aurez compris, je vous conseille encore plus d’aller lire les 5 tomes qui composent la BD  !

Et pour celles/ceux qui seraient touchés par l’univers de Joann Sfar, moi j’aime beaucoup ses carnets, petits recueils de vie quotidienne que je lis et relis avec grand plaisir régulièrement, qui me touchent toujours autant et me font beaucoup rire.

Et sinon, petit édit spécial pour celles qui fantasmaient devant le marchand de glaces ambulant : en lisant vos commentaires, j’ai vu que vous étiez particulièrement sensibles au charme du petit camion à glaces de village, et je me suis rendue compte que les Glaces Martinez sont en fait une entreprise familiale qui propose de la location de camion à glaces, oui mesdames, si vous avez un petit mariage en vue, vous pouvez louer votre propre camion, le faire arriver devant la mairie avec sa petite musique et faire servir des petits cornets à vos invités, si c’est pas la classe ça… Le site ne dit pas par contre si on peut choisir son camion (Le Combi ! Le Combi !). Voilà, il fallait que je partage avec vous cette information capitale ;p

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